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Cartographie collaborative et ressources contre la vidéo-surveillance

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Surchauffe autour de la vidéosurveillance

mardi 24 novembre 2015, par Lille

« Nous allons installer des caméras aux entrées et sorties du village, devant l’école, la mairie et la place principale. Six à huit caméras au total », expose Daniel Martienga, le maire PS de Sancy (Meurthe-et-Moselle). Ce village de 360 habitants, théâtre du rapt de la jeune Berenyss , a récemment fait la une des journaux. Rien d’idéologique dans cette décision, assure le maire : « Il faut rassurer la population. Les gendarmes nous certifient l’effet dissuasif. » Rassurer… Le mot est à l’ordre du jour. Alors que, selon les sondages, 70 à 80 % des Français sont favorables au développement des caméras, le marché public de la vidéo-surveillance explose.

« Même les villes les plus réfractaires au plan idéologique y viennent », assure Luc Strehaiano, président de la Communauté d’agglomération de la Vallée de Montmorency (Cavam) et ancien président de la Commission nationale de vidéoprotection. La preuve avec la ville de Paris qui a annoncé, hier, sa volonté de renforcer son dispositif de vidéo-surveillance avec l’installation de 165 nouvelles caméras sur l’espace public qui vont s’ajouter aux 1.144 existantes. C’est Colombe Brossel, adjointe à la maire Anne Hidalgo, qui proposera de financer ce programme lors du prochain Conseil de Paris le 28 septembre prochain. Dans un communiqué, Paris s’appuie sur son bilan pour justifier ce nouvel investissement : « La vidéoprotection permet aussi d’améliorer la gestion de l’ordre public, par exemple lors de grands rassemblements, de renforcer la sécurisation de Paris contre la délinquance et le risque terroriste, ou encore de mieux gérer la circulation sur les principaux axes et aux portes de la capitale. Depuis sa mise en œuvre à Paris, elle a permis 9.577 interpellations en flagrant délit, dont 2.378 sur la seule année 2014. »

75 % des villes moyennes équipées

Le nombre de marchés attribués par les collectivités locales a bondi de 31 % entre 2011 et 2014, passant de 424 à 570, révèle l’étude du Club de l’achat public. Dans les villes déjà équipées, le nombre de caméras a doublé : une cinquantaine aujourd’hui contre 25 en moyenne en 2011. « Une caméra, c’est un policier qui patrouille avec ses yeux », indique Dominick Lemullois, directeur de la police municipale de Meaux, l’une des premières communes à s’être équipée et qui compte aujourd’hui 200 caméras pour 55.000 habitants.

Lire l’article complet : http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/021308421041-surchauffe-autour-de-la-videosurveillance-1153754.php#